Plus de 10 ans que cette discussion avait commencé. Nous étions enfant. Une connexion s’est formé dès nos premières paroles. Vous vous souvenez ? Discussion de jeux vidéo et de musique. A et oui du brevet aussi.. J’en rigole maintenant. Nos soucis n’étaient vraiment rien quand on regarde maintenant. Perdu dans les méandres de l’univers…

 

Nos promenades interminables me manquent, nos discussions de tout et n’importe quoi. Nos rires, nos pleurs. Nous étions lié. Et vous deux plus tard vous étiez encore plus lié, un petit peu grâce à moi tout de même car vous n’osiez pas du tout. C’est bête d’ailleurs, vous vous voyez tous les jours presque et pourtant rien ne se passait avant mon petit discours qui vous a rapproché jusqu’où vous êtes aujourd’hui. Je me demande tous les jours « et si je n’avais rien dis, si tout ça ne s’était pas passé où seriez-vous aujourd’hui ? ». Mais si n’existe pas, ça se saurait sinon. Cela se passe c’est tout. Nous sommes spectateur et créateur, inconscient de tout ce que nous faisons jusqu’au jour où cela arrive.

Pouvez-vous me redonner tout ce bonheur qui se créait juste avec nous trois ensemble ? Vous m’avez tant donné vous savez… Rien que la confiance en moi que je n’ai jamais eu pendant mon enfance. Elle se réside aujourd’hui dans tout ce que je fais depuis un an. J’ose, j’ai peur mais j’ose. On m’enlève tellement de choses mais je me relève toujours avec un sentiment de mieux faire la prochaine fois. Et ça sans vous je sais que je serai resté l’enfant timide et toujours dans son coin qui n’ose jamais prononcé un seul mot. Aujourd’hui je joue même au piano dans les gares… Inimaginable il y a quelques années, vous devez même sûrement en rire aujourd’hui. J’ai dû mal à écrire tout ça… Chaque année je pense encore plus de fois à vous que les autres jours… et ça fait mal vous savez… Vous me manquez.

 

Le jour du déménagement on s’est promis de toujours rester ensemble. Elle a été tenu pendant un long moment. Appel Skype, on se racontait tout ce qui était possible. Je vous aimais comme jamais. Le fait de grandir, de mûrir un peu plus chaque jours,  me rappelait la chance que j’avais de vous avoir quand ça n’allait pas.

Pourquoi une maladie peut gâcher tant de chose, pourquoi tout ce dont on a fait pour toi Sarah ça n’a pas suffit… Je me le demande encore. Et chaque personne que je rencontre qui ont ou ont eu cette maladie … Et bien je fait tout ce dont je peux comme je l’ai fais pour toi.

Je n’en peux plus de voir toujours le noir dans cette histoire. Vous savez malgré tous les harcèlements que j’ai pu et que j’ai encore je pense à vous avec beaucoup d’amour.

Et j’aurai tellement eu envie de vous parler de Jolie Fleur et de tout ce que je ressens … J’ai l’impression que c’est la première fois que cela m’arrive et j’aurai voulu votre avis. Sûrement l’âge qui me parle et mon coeur qui me dit de la garder comme jamais j’ai voulu garder quelque chose. Il y a cette chose spéciale qui doit s’éterniser.

 

Bref reposez-vous comme chaque jours depuis ces 7 dernières années. Je vous aime. Vous resterez l’univers entiers qui me guidera.

 

Et surtout… comme on l’a toujours si bien fait… Garder le sourire.