– Bonjour

– Bonsoir, on est le soir alors on dit bonsoir.

– Oui en effet, excusez moi.

– Alors vous vous êtes enfin décidé ?

– Je suis revenu en tout cas.

– Parlez alors. J’attendrai autant de temps qu’il le faudra.

– Ce sentiment. Je ne l’avais jamais ressenti avant… Du moins pas autant. Je suis coincé, étouffé par cette peur et haine envers moi même qui me bloque depuis plusieurs années. Et j’agis de façon incohérente. J’abandonne. Je ne sais plus avancer et je me sens seul. On me sert la gorge, le ventre et j’ai mal. Je suis perdu dans ce labyrinthe où je suis le maître et l’esclave.

– Décrivez moi ce labyrinthe s’il vous plait.

– Je suis entré, j’ai suivi les chemins qui venaient à moi, j’ai fais des choix. Je ne reculais pas et j’étais décidé, sûr de moi même à découvrir cet inconnu. Je suis quelqu’un de très curieux et qui déteste la routine vous savez, c’est pour cela que je change souvent de direction, que je voyage un peu partout en France. J’ai fais de belles rencontres et jamais je ne regretterai.

– Qu’est ce qui a posé soucis alors ?

– Un jour j’ai arrêté d’avancer. J’ai continué tout droit en gardant le choix de changer de direction. J’ai laissé les problèmes là où ils étaient, au fil du temps je m’alourdissais jusqu’à ce point où j’ai regardé derrière moi.  Je ne voyais que ténèbres, je les voyais ces silhouettes autour de moi… me regardant. Ils m’ont traversé le cœur, les poumons. Je n’arrivais plus à respirer, je voyais disparaître mes pieds, puis mes jambes. Puis je me suis retourné. Plus de chemins. Un feuillage est apparût.. Je me suis assis et ils ont continué. Ils continuent encore. Jusqu’à ce que je ne me reconnaisse plus, je ne peux même plus distinguer la moindre sorti. J’ai peur de ne plus voir la lumière et disparaître à jamais. Je suis confronté à tous ces problèmes sans contrôle et je suis détruis. De jour en jour je me meurs…

– Jusqu’à aujourd’hui ? Vous vous êtes donc réellement décidé ?

– Je ne sais juste plus et je ne sais pas pourquoi je suis encore là à vous dire cela.

– Moi je sais.

– Je ne vous connais pas plus que ça. Je ne distingue même pas votre visage. Tout est devenu flou et j’aimerai apercevoir un chemin que je pourrai emporter.

– Il y en a un.

– Où ça ?

– Là. Regardez derrière vous. Un peu plus bas.

– Mais ils seront toujours là ?

– Peut être bien. Mais vous ne ressentirez plus rien. Réfléchissez-y.

– Oui.

– A bientôt.

– Je ne sais pas.

So dark is my light…
My demons were so right
to leave me here…
So painful my fight
as every night when I lay down to sleep.
I listen to my heart,
expecting it to stop its beating.
But every morning sun
wakes up the sadness in me once again.